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Parce que le cancer laisse des marques, Skin choisit d’aider les patient(e)s à faire danser leurs cicatrices et chanter leurs envies.
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C’est après la bataille que l’on compte ses blessures.

Mon cancer du sein a été diagnostiqué l’année de mes 40 ans. Opérée d’une double mastectomie, je me suis demandé dans quelle mesure je redeviendrais un jour une femme. Pourtant, je ne me suis jamais sentie aussi légère que pendant cette année de traitements. Dans cet entre-deux surréaliste, délestée de mes cheveux, de mes kilos, de ma fidélité au devoir filial et de mes seins, je me sentais à l’abri des regards. Les oncologues s’occupaient de me garder en vie, la famille et les quelques amis faisaient le reste.
 
À ma sortie, le traumatisme m’a rattrapé aussi rapidement que violemment, cristallisé par une ménopause chirurgicale. J’ai compté mes cicatrices, les plus légères comme les plus profondes. Le dénuement, la douleur puis le désespoir se sont installés, de plus en plus profondément, alors que le monde autour cessait de s’inquiéter, persuadé que tout était derrière moi et redeviendrait « comme avant ».
 
Seule avec moi-même, je n’étais plus celle d’avant la maladie. Mais je n’étais pas non plus celle d’après. La culpabilité m’empêchait de m’ouvrir aux autres : de quel droit pouvais-je me plaindre ? J’étais en vie. J’ai voulu écrire ma détresse.
 
C’est là que j’ai croisé le chemin d’une photographe, Karine Zibaut, sensible à mon désespoir. Photo après photo, nous avons noué une vraie relation, qui s’est rapidement muée en amitié. Face à son écoute, à sa compréhension, sa bienveillance, j’ai réussi à soulager mon cœur. Non seulement Karine m’a extraite de la solitude dans laquelle je m’enlisais, mais elle m’a aussi permis de déculpabiliser, de retrouver du plaisir. À travers ce processus de co-créativité, j’ai pu me concentrer sur le « faire maintenant », j’ai laissé parler mes émotions, j’ai pu de nouveau me projeter.
La mise à distance de l’image m’a véritablement permis de me ré-inventer. Une vraie thérapie par le beau, par le plaisir, par le partage.
 
Au fond de moi, je me suis dit que cette traversée devait servir aux autres.
J’ai donc créé l’association Skin – la peau, la mue, la reconstruction psychique et émotionnelle. L’idée : rendre les femmes et les hommes co-créateurs de leur reconstruction, les sortir du marasme de la solitude, leur permettre de rebondir et de se projeter par le beau. Mais également, accompagner celles et ceux qui sont touché(e)s par des cancers métastatiques, et donc médicalisé(e)s tout au long de la vie : hors de question de laisser tomber cette population particulièrement fragile.

Сecile Reboul

Fondatrice & presidente de Skin

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